• La population visée était constituée d’entreprises, de municipalités, d’organismes municipaux et d’organismes à but non lucratif de moins de 300 employés ayant leur siège social au Québec et n’offrant pas à leurs employés de régime de retraite ou de REER collectif.
• La collecte de données s’est déroulée par téléphone du 28 avril au 31 mai 2005.
• Au total, 1 009 entrevues ont été complétées.
| Nombre d’employés | Nombre de répondants |
| 1 à 4 | 144 |
| 5 à 19 | 334 |
| 20 à 99 | 383 |
| 100 à 299 | 148 |
| Total | 1 009 |
• Le nombre d’organisations de moins de 300 employés n’offrant pas, au Québec, de régime de retraite ou de REER collectif à leurs employés est estimé à 73 200. Ces organisations représenteraient près de 790 000 travailleurs, dont 70 % travaillent à temps plein. Par ailleurs, si 44 % des entreprises ont moins de 5 employés, elles ne représentent que 7 % des travailleurs, comme le montre le tableau ci-dessous.
| Nombre d’employés | Entreprises | Employés à temps plein | Employés à temps partiel | Ensemble des employés |
| 1 à 4 | 44 % | 3 % | 16 % | 7 % |
| 5 à 19 | 43 % | 38 % | 32 % | 36 % |
| 20 à 99 | 12 % | 40 % | 39 % | 40 % |
| 100 à 299 | 1 % | 19 % | 13 % | 17 % |
• Si la majorité des organisations n’offrant pas de régime de retraite (80 %) oeuvrent dans le secteur des services, il faut tout de même remarquer que le quart de celles ayant 20 employés ou plus se trouvent dans le secteur secondaire (transformation et construction).
• Une organisation sur 6 (16 %) est un organisme à but non lucratif et 4 % oeuvrent dans l’administration publique (petites municipalités et organismes municipaux).
• Près de la moitié des organisations contactées (46 %) exercent leurs activités depuis vingt ans et plus.
• Trois organisations sur quatre qui n’offrent pas de régime de retraite ont un chiffre d’affaires de moins d’un million de dollars.
• Quatre organisations sur dix sont à prédominance féminine à savoir que plus des deux tiers des employés de ces entreprises sont des femmes. Elles se trouvent principalement dans le secteur des services puisque moins de 15 % des organisations des secteurs primaire et secondaire font état d’une prédominance féminine.
• Plus du tiers (37 %) des employeurs interrogés affirment ne pas connaître du tout les types de régime de retraite disponibles. Cette proportion atteint 45 % dans les très petites organisations. Dans le secteur primaire, 90 % des dirigeants disent connaître seulement un peu ou encore pas du tout les types de régimes.
• Le REER collectif est le véhicule d’épargne retraite le mieux connu alors que le régime de retraite simplifié est celui dont les employeurs ont le moins entendu parlé.
• Moins du tiers des dirigeants savent qu’il existe des types de régime permettant de lier la cotisation de l’employeur aux bénéfices de l’entreprise.
• D’emblée, les employeurs assignent aux travailleurs la principale responsabilité relative à leur sécurité financière. Malgré tout et bien qu’ils n’offrent pas de régime de retraite à leurs employés, près de 10 % des répondants croient que l’employeur est principalement responsable de la sécurité financière des travailleurs.
• Sans accepter d’assumer la principale responsabilité à cet égard, les deux tiers (64 %) des dirigeants de PME n’offrant pas de régime de retraite croient quand même que l’employeur a un rôle important à jouer dans la sécurité financière de ses employés. Environ la moitié pensent d’ailleurs que c’est le rôle de l’employeur de verser une cotisation à un régime de retraite, de mettre en place un régime et de participer à son administration.
• Contrairement aux employeurs qui offrent un régime de retraite, ceux qui n’en offrent pas ont de la difficulté à voir les apports d’un tel avantage social. Ainsi, moins de 45 % des répondants croient qu’un régime de retraite peut contribuer à l’attraction ou la rétention des employés et à la planification des départs à la retraite ou donner un avantage concurrentiel à l’entreprise.
• Malgré tout, près d’un dirigeant sur cinq a envisagé récemment la mise sur pied d’un régime. Dans certains cas, ils ont même proposé cette option à leurs employés mais aucune décision en ce sens n’a été prise : soit qu’elle est encore à l’étude, soit que les employés ont refusé.
• Le tiers des dirigeants interrogés affirment qu’il est totalement exclu qu’ils offrent un jour un régime de retraite à leurs employés. Les autres montrent une certaine ouverture mais à des conditions précises comme le fait d’avoir une situation financière favorable ou de trouver un produit répondant aux besoins de l’organisation. L’intérêt des employés est aussi mentionné comme étant une condition essentielle pour certains dirigeants.
• Trois dirigeants sur quatre affirment que le petit nombre d’employés est un facteur contribuant à l’absence d’employés dans son organisation. Cette proportion est assez élevée (23 %) même dans les organisations de plus de 100 employés.
• Le coût du régime et la lourdeur administrative seraient aussi des facteurs influents : près des deux tiers des dirigeants affirment qu’ils expliquent en partie l’absence de régime dans leur organisation.
• Certains autres facteurs ont été identifiés spontanément par les répondants comme la situation financière, la concurrence, le manque de maturité de l’organisation, le salaire des employés ou simplement l’attitude défavorable de l’employeur lui-même envers les régimes.
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