Vous contribuez déjà à un régime d’épargne-retraite? Rentabilisez vos efforts grâce à nos trucs d’épargne et de planification.

Des trucs à mettre en pratique pour maximiser votre épargne.

Des renseignements utiles pour atteindre vos objectifs de retraite et répondre à vos autres besoins d’épargne.
© 2010 - Question Retraite - Tous droits réservés
Épargner pour sa retraite veut dire investir. Or, une règle importante en matière d’investissement est la diversification. L’épargnant est donc invité à choisir différents véhicules de placement afin de constituer un portefeuille adéquat pour sa situation. Dans ce contexte, les obligations trouvent leur place dans un portefeuille diversifié.
Une obligation est un prêt qu’un investisseur consent à un émetteur. En contrepartie, ce dernier promet de payer un intérêt à un intervalle déterminé et le montant de l’obligation à l’échéance (qu’on appelle aussi « valeur nominale »). En somme, l’achat d’une obligation équivaut à débourser un montant aujourd’hui pour recevoir des flux monétaires futurs.
De telles obligations sont bien connues du public. Elles sont émises par le gouvernement du Canada ou le gouvernement du Québec. Elles sont destinées principalement aux investisseurs individuels et leurs modalités sont faciles à comprendre. Quelqu’un qui veut acheter pour 1 000 $ d’obligations d’épargne doit débourser 1 000 $. En contrepartie, le gouvernement émetteur paiera des intérêts annuels à date fixe et la valeur nominale (1 000 $) à l’échéance finale. Si, avant l’échéance, l’investisseur veut se départir de son obligation d’épargne, il retourne celle-ci à son institution financière ou à Épargne Placements Québec qui lui remettra 1 000 $ plus les intérêts applicables. L’institution financière ou Épargne Placements Québec remettra l’obligation au gouvernement émetteur pour se faire rembourser.
* Le gouvernement est en contact direct avec les investisseurs individuels par l'entremise d'Épargne Placements Québec.
Les obligations négociables répondent bien à la définition donnée plus haut. Sur le marché obligataire, on y trouve trois types d’acteurs : l’émetteur, le courtier et l’investisseur.
À la différence d’une obligation d’épargne, l’émetteur d’une obligation négociable n’est pas nécessairement un gouvernement. Bien sûr, il peut s’agir d’un gouvernement (fédéral, provincial ou municipal), mais l’émetteur peut aussi être une société privée ou avoir un caractère paragouvernemental (hôpital, cégep, université, commission scolaire, etc.).
Les investisseurs les plus actifs sur le marché des obligations négociables sont les investisseurs institutionnels : les grandes caisses de retraite, les compagnies d’assurances, les gestionnaires de fonds communs de placement, les fondations, etc. Est-ce à dire que les investisseurs individuels n’ont pas accès à ce marché? Pas du tout. L’investisseur individuel peut acheter de telles obligations par l’intermédiaire de son courtier et non par l’intermédiaire de son institution financière.
Les courtiers agissent comme intermédiaires entre l’émetteur et les investisseurs, mais demeurent des acteurs de premier plan entre les investisseurs, par la suite. En effet, les courtiers achètent l’obligation d’un émetteur au moment de l’émission pour la vendre à des investisseurs.
Si un investisseur veut se départir de son obligation, il doit appeler son courtier qui devra, par la suite, trouver un autre investisseur intéressé à acheter cette obligation. Il s’agit ici d’une différence fondamentale avec une obligation d’épargne : l’obligation négociable ne retourne pas à l’émetteur avant l’échéance finale. Nous nous retrouvons donc dans le modèle suivant :
Il s’agit là d’une différence importante avec le prix d’une obligation d’épargne. Alors que vous êtes certain de retrouver intégralement le capital investi dans une obligation d’épargne, vous pourriez encaisser un montant inférieur ou supérieur au montant investi dans le cas d’une obligation négociable en plus des intérêts applicables. Le prix d’une obligation négociable varie en sens inverse des taux d’intérêt.
Dans le graphique ci-haut, qu’arrive-t-il si les taux d’intérêt baissent? Le prix de l’obligation négociable augmente. L’inverse est également vrai. Or, sur le marché obligataire, les taux d’intérêt fluctuent continuellement au gré des nouvelles économiques ou sociopolitiques. Il est tout à fait possible que les revenus d’intérêt soient accompagnés d’un gain en capital ou diminués par une perte en capital.
Il n'est donc pas anormal d'acheter une obligation négociable de 1 000$ en déboursant un montant supérieur à 1 000$ (1 050 $) ou inférieur (ex : 950 $) puisque les taux d'intérêt ont sans doute bougé à la hausse ou à la baisse depuis l'émission de l'obligation. Il est également tout à fait normal de vendre une obligation négociable à un prix différent du prix d'achat.
Bien qu’il n’existe aucune règle particulière à suivre concernant le paiement des intérêts, les émetteurs paient généralement les intérêts à tous les six mois sur les obligations émises au Canada. Autre différence avec les obligations d’épargne sur lesquelles les gouvernements paient généralement les intérêts une seule fois par année et ajustent le taux à chaque année.
Les intérêts des obligations négociables sont généralement fixés dès l’émission de l’obligation et demeurent en vigueur jusqu’à l’échéance de l’obligation, ce qui n’est pas le cas sur les obligations d’épargne.
Les deux principaux risques qui accompagnent les obligations négociables sont les suivants :
Si vous achetez des obligations négociables dans votre portefeuille ou si vous achetez des unités de fonds communs de placement en obligations, sachez que les prix peuvent fluctuer. Même face à de telles variations, les obligations négociables (ou fonds communs de placement en obligations) ont leur place dans un portefeuille équilibré.
Épargne Placement Québec
Obligations d'épargne du Canada
Les bons du Trésor et les obligations négociables du Canada
Chronique sur la politique de placement
© 2010 - Question Retraite - Tous droits réservés