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Il y a plusieurs façons de mesurer le risque associé à différents véhicules de placement. La plus simple consiste à examiner à quel point le rendement de l’indice de marché peut varier d’une année à l’autre notamment sur les valeurs à court terme, les obligations venant à échéance dans 10 ans ou plus et le marché boursier canadien. La période couverte est d’une durée de 50 ans allant de 1959 à 2008 inclusivement.
Les valeurs à court terme sont composées de titres d’emprunt dont l’échéance varie de un jour à un an. Ce véhicule est généralement perçu comme le moins risqué de tous.
Constatons certaines caractéristiques :
Le rendement est toujours positif d’une année à l’autre;
Il n’y a jamais de très fortes variations du rendement d’une année à l’autre
La moyenne arithmétique du rendement de toutes ces années est de 6,8 %.
Il ne s’agit pas ici d’obligations d’épargne, mais bien d’obligations négociables dont l’échéance est fixée à plus de 10 ans, un véhicule pertinent pour quelqu’un qui a des objectifs à long terme comme la retraite.
On peut déjà constater des différences avec les valeurs à court terme :
Le rendement peut être négatif , ce qui n’était pas le cas avec les valeurs à court terme;
Les fluctuations du rendement annuel sont beaucoup plus grandes que celles du rendement des valeurs à court terme, ce qui rend les obligations plus risquées.
La moyenne arithmétique du rendement obligataire de toutes ces années est de 9 %.
Intuitivement, nous percevons un risque plus élevé sur les marchés boursiers. Avec raison! L’indice de la bourse de Toronto le montre bien.
Une brève observation permet de constater que :
La fluctuation du rendement d’une année à l’autre est la plus élevée des trois véhicules;
Les rendements peuvent être fortement négatifs comme les années 2008 et 1974 nous le rappellent.
La moyenne arithmétique du rendement de toutes ces années est de 10,4 %.
Globalement, les actions sont plus rentables à long terme (ici, une période de 50 ans). Sur la base de ces rendements, examinons donc le comportement d’un investissement de 1000 $ effectué le 1er janvier 1959 dans chacun de ces véhicules. Nous supposerons ici que tous les revenus sont réinvestis.
Au 31 décembre 2008, l’investissement de 1000 $ aurait valu :
25 741 $ en valeurs à court terme
62 207 $ en obligations
80 695 $ en actions canadiennes malgré la débâcle du marché en 2008.
La relation rendement / risque est généralement respectée dans le marché. Plus la fluctuation du rendement est grande d’une année à l’autre (risque plus élevé), plus le véhicule devrait être rentable sur une longue période. Pour quelqu’un qui planifie sa retraite dans plus de dix ans, ça mérite réflexion. Par ailleurs, ce rendement additionnel a un prix : de fortes baisses potentielles. Vous devez donc vous demander si vous êtes capable de tolérer une forte perte de valeur de votre portefeuille. C’est ce qu’on appelle la tolérance au risque.
Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Le seuil de tolérance d’une personne lui appartient en propre. Il est toutefois essentiel de vous questionner périodiquement sur votre profil d’investisseur. La fréquence de révision suggérée est à tous les cinq ans ou lorsqu’un changement majeur survient dans votre vie (union, séparation, enfants, etc.).
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