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Côté épargne

Travailleur autonome et retraite

Seul (e) au monde?

Lorsqu’on est travailleur autonome, il peut arriver qu’on se sente seul au monde en matière de finances personnelles et de préparation à la retraite. En effet, le travailleur autonome doit compter sur ses propres ressources et une bonne gestion pour atteindre l’autonomie financière à la retraite. C’est le portrait d’une situation qui est l’apanage de plus en plus de gens.

Le comédien Martin Drainville acceptait en octobre 2007 d’être le porte-parole du Mois de la planification financière de la retraite. M. Drainville, comme la plupart des comédiens, est travailleur autonome. L’automne dernier, il disait avoir pris conscience très tôt dans sa carrière de l’importance de bien planifier sa retraite. Et ce conseil tout simple est particulièrement important pour les personnes qui sont travailleurs autonomes, car planifier tôt permet de choisir le moment de sa retraite.

Le travail indépendant est en croissance

Loin d’être seul au monde, comme travailleur autonome, vous faites partie d’une « confrérie » qui poursuit sa croissance. Que ce soit par choix, ou suite à la perte d’un emploi salarié, le nombre de travailleurs indépendants est en nette progression. Et tous ne sont pas des artistes ou des comédiens comme M. Drainville. Pensons aux nombreux consultants, aux journalistes, aux traducteurs, aux entrepreneurs et à certains gens de métier comme des électriciens, des plombiers ou des horticulteurs. C’est sans compter le grand nombre de gens qui travaille à domicile, tendance favorisée par l’éclosion des technologies comme l’Internet.

  Le travail indépendant!

- Selon les dernières études de Statistique Canada, la progression du travail indépendant en décembre 2007 a été d’environ 22 000.

 

- Pour l’année 2007, la croissance a été de 4,5 % portant le nombre de travailleurs indépendants au Canada à plus de 2 642 000.

 

- Aujourd’hui, les travailleurs autonomes constituent une partie importante de la main-d'œuvre et ils déploient leurs activités dans plusieurs domaines.


Se projeter dans l’avenir!

Melissa et Benoît ont 29 et 32 ans. Chacun d’eux, à sa façon, comprend l’importance de commencer à mettre des sous de côté pour réaliser des projets petits et grands. S’ils ne sont pas toujours en mesure d’en définir les contours, on peut dire qu’ils vont dans la bonne direction. Une petite question toutefois : le maintien du niveau de vie à la retraite fait-il partie intégrante de leurs projets actuels?


Benoît est salarié et contribue depuis 8 ans à un régime complémentaire de retraite. Melissa est traductrice et travaille à la maison. Ils souhaitent avoir des enfants dans un an ou deux. Comme travailleuse autonome, Melissa a dû investir dans son entreprise depuis quelques années et cela lui laisse peu d’argent pour l’épargne à long terme. Tous deux sont bien décidés à prendre le taureau par les cornes. Melissa a rencontré un planificateur financier et contribue maintenant chaque mois à un REER. Elle investit une somme de 200 $ par mois pour le moment.
Avec un chiffre d’affaires d’environ 50 000 $ et des dépenses d’entreprise de 15 000 $, son revenu net est de 35 000 $.

Le travailleur autonome et la RRQ…

Comme on le sait, les travailleurs autonomes comme Melissa doivent contribuer au Régime de rentes du Québec tout comme le font les travailleurs salariés. La RRQ est financée par les contributions des travailleurs et des employeurs. À la différence des salariés, un travailleur autonome paie les deux parts. Pour les travailleurs autonomes, la seconde partie de la cotisation donne droit à un crédit d’impôt au Québec et à une déduction fiscale au fédéral.

En 2008, un travailleur autonome qui gagne 35 000 $ contribuera 3 118,50 $ (taux de 9,9 %) à la RRQ. La cotisation se calcule au moment de la déclaration de revenus qui sera transmise à Revenu Québec. Il en est de même pour les cotisations au Régime québécois d’assurance parentale (RQAP). Le RQAP prévoit le versement de prestations au travailleur autonome s'il prend un congé de maternité, de paternité ou d'adoption ou un congé parental. Les cotisations sont basées sur le revenu net de l'entreprise qu'il exploite.

À la retraite, Melissa pourrait compter sur environ 25 % de ses gains moyens de carrière si elle continue à contribuer au même rythme au RRQ. Voilà déjà une source de revenus qui complètera la pension de Sécurité de la vieillesse du fédéral.

Faut-il rappeler qu’à la retraite, si on veut maintenir un niveau acceptable de revenu par rapport à ce que l’on gagnait sur le marché du travail, les régimes publics ne font que garantir un minimum. Le travailleur autonome doit là aussi compter sur sa bonne planification.

Le REER : un investissement capital

Les REER doivent faire partie de tout projet de planification financière de la retraite. Et c’est particulièrement le cas pour les personnes qui ne contribuent pas à un régime complémentaire de retraite comme les travailleurs autonomes.


Conseils pratiques

Comme c’est à vous de voir à tous les aspects de votre carrière et de votre situation financière, n’oubliez pas le long terme.

- Prenez le temps de vous informer et d’établir une planification financière de la retraite.
- Demandez particulièrement conseil au sujet des REER, car dans votre cas, ces placements joueront un rôle essentiel quand vous tirerez votre révérence.
- Renseignez-vous sur les crédits d’impôt et les déductions fiscales auxquelles vous avez droit. Discutez-en avec un fiscaliste, si nécessaire.
- Faites une simulation pour connaître les sources possibles de revenus à la retraite et fixez-vous des objectifs réalistes et réalisables.

Pour en savoir plus…

Le site Internet de la Régie des rentes du Québec : Planification et SimulRetraite
http://www.rrq.gouv.qc.ca/fr/planification/

La RRQ et le travailleur autonome
http://www.rrq.gouv.qc.ca/fr/travail/emploi_rrq/travailleur_autonome/

Le site Internet de l’Association des banquiers du Canada.
http://www.cba.ca/fr/viewpub.asp?fl=3&sl=259&tl=90&docid=40&pg=1


 

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